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Francesca FINI (Italie)

EXPOSITIONS, du 17 mars au 02 avril

La Tôlerie, 10 rue de Bien-Assis, Clermont-Ferrand

Du mardi au samedi de 14h à 18h

FRANCESCA FINI (Italie)

Ofelia non annega / 2016 / installation vidéo

WORLD PREMIERE

La Tôlerie

Ofelia non annega (Ophélie ne se noie pas) est un film expérimental qui réinterprète de façon surréaliste le drame de William Shakespeare du point de vue de la jeune Ophélie. Le film a été produit avec la collaboration de l’Istituto Luce Cinecittà – les archives nationales du cinéma consacrées à la documentation de la société italienne depuis 1927 – et intègre à un niveau métalinguistique des langages hétérogènes en apparence incompatibles : le répertoire sociologique italien et les performances originales conçues par Francesca Fini spécialement pour ce projet.
Au centre de tout, on trouve Ophélie, différente de celle de la tradition littéraire : non pas l’adolescente fragile et amoureuse, mais de nombreuses femmes, différentes par leur couleur, leurs traits et leur âge.
Une Ophélie moderne, douce, mais aussi cynique. Une Ophélie qui ne se perd pas dans les bois du Danemark, mais dans les vifs paysages du Latium : du gazomètre industriel au Centro Rottami de Cisterna di Latina, des carrières arides de tuf de Riano Flaminio à la merveilleuse villa futuriste de la famille Perugini à Fregene, en passant par une visite guidée rocambolesque dans un bus touristique à Rome. Une Ophélie qui, à la fin, ne se noie pas, renonçant à son destin d’héroïne romantique pour devenir une « personne normale ».
Ofelia non annega est un film de Francesca Fini, produit par Francesca Fini et Avvertenze Generali, en association avec Istituto Luce Cinecittà.

Francesca Fini vit à Rome où elle travaille dans les nouveaux médias et l’art de la performance.
Ses projets abordent toujours des thèmes ayant une forte composante politique « en mettant en scène un corps amplifié par la technologie qui garde cependant sa nature animale et biologique » (de «Francesca Fini, l’immagine conturbante » d’Alessio Galbiati pour Rapporto Confidenziale – Digicult).
Dans ses performances et dans les vidéos, elle travaille souvent avec des technologies Lo-Fi, des dispositifs de design d’interaction, des données audio et vidéo générées directement en piratant des objets du quotidien : caméras de surveillance, webcams, capteurs domestiques et électrodes thérapeutiques. Tous ces instruments sont utilisés pour explorer la réalité dans ses manifestations les plus troublantes et en dévoiler la tournure ironique.
Elle dit d’elle-même : « Je crois que tout art doit être « Gesamtkunstwerk » et qu’il doit commencer et finir avec le corps, avec la chair et le sang. Mon corps, le navire de cette exploration aventureuse que j’effectue, a toujours été un champ de bataille. Ancienne anorexique, féministe éternelle, toujours et en toute circonstance un loup solitaire à la recherche de la lune à travers les branches des arbres ».

Site web de l’artiste : http://www.francescafini.com/