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École Supérieure d’Art de l’Agglomération d’Annecy, France

EXPOSITIONS, du 17 mars au 01 avril

Galerie Dolet / Crous, 25 rue Etienne Dolet, Clermont-Ferrand

Du lundi au vendredi de 8h à 16h

L’école

L’école supérieure d’art de l’agglomération d’Annecy dispense des enseignements conduisant aux diplômes DNAP (niveau Licence, Bac+3) et DNSEP (niveau Master, Bac+5) en Art et en Design, ainsi qu’un diplôme d’école, le DSRA (niveau Doctorat, Bac+8).
Elle fait partie du réseau national des écoles supérieures d’art sous tutelle pédagogique du Ministère de la Culture, réseau au sein duquel elle se singularise par son attitude pionnière en ce qui concerne la recherche, par son travail sur l’espace, le paysage et l’aménagement du territoire, mais aussi par sa position radicale en ce qui concerne la dimension expérimentale de l’art et du design : l’expérimentation est revendiquée par l’ESAAA avec force et elle le place au départ de toute son activité.
L’ESAAA occupe un bâtiment « Patrimoine du XXe siècle », à l’architecture de béton, de bois et de verre, construit par André Wogenscky en 1967 en face du lac d’Annecy et de son amphithéâtre de montagnes. Et en son sein, les étudiants, les enseignants, l’équipe technique et administrative, développent une activité de production de projets, de résidence, mais aussi d’édition.
École à personnalité, l’ESAAA peut être décrite comme extrêmement proche du lieu dans lequel elle se trouve : face au sublime de la nature, elle semble appeler à la contemplation, mais dans le même temps, située sur un carrefour entre la France, l’Italie et la Suisse, au centre de nombreuses scènes très dynamiques, elle développe une activité hyper-connectée qui profite chaque semaine de son voisinage avec l’aéroport international de Genève.

Le projet

Les études que propose l’ESAAA reprennent cette nécessaire dialectique de l’éloignement et de la proximité, et si elles ont quelque chose de l’immersion dans le travail en atelier, elles proposent aussi de multiples projets hors les murs, en prise avec les enjeux de notre époque, son urbanité, ses technologies haute et basse définition, ses flux mondiaux… et s’engagent à y participer par de multiples frottements. L’ESAAA se pense donc à tous les niveaux de son activité comme une plateforme de travail à partir de laquelle se déploie des propositions offertes au commun, en partage.
Par ailleurs, et cela participe également de son identité, l’ESAAA a un positionnement pédagogique très affirmé : son inscription dans l’enseignement supérieur n’est pas pensée comme relevant d’une simple logique d’apprentissage qui distribuerait les rôles selon le schéma réducteur savant / ignorant, mais dans une aventureuse logique d’émancipation, telle celle que décrit, par exemple, Jacques Rancière.
Il s’agit d’articuler enseignement et recherche, et donc de proposer à tous les membres de l’ESAAA de « s’aventurer dans la forêt des choses et des signes », et cela à partir de là où chacun se trouve. Autrement dit, parce que l’ESAAA relève précisément de l’enseignement supérieur, elle est envisagée comme une communauté artistique et intellectuelle où les enseignants sont des artistes et des chercheurs, c’est-à-dire des praticiens qui ne cessent de remettre en jeu leur pratique, de la chercher littéralement. Et de la même façon que les étudiants, ils sont en mouvement comme des mobiles possédant leurs propres trajectoires qui croisent d’autres trajectoires.
Cette conception de la recherche, du savoir, de l’intelligence, mais aussi de l’art, du design et de l’enseignement supérieur irrigue l’ESAAA et contribue à lui donner, au-delà même du contenu de ses enseignements et de son inscription géographique, une identité singulière.

Le département design et espace

Aujourd’hui le design sait gérer l’hétérogénéité, le divers, le multiple, en jouant de l’élasticité pour inventer les tensions et les propulsions qui sont encore en attente.
Le cinéma, en ce qu’il a forcément à voir avec le réel qui lui commande l’enregistrement, rentre dans cette acception du terme Design. La voie n’est pas documentaire pour autant. Toute situation est l’objet d’interrogations concernant le statut de l’image elle même, et la faculté de toute continuité à créer si ce n’est l’expérience, un décollage certain que nous appellerons volontiers fiction. Partant, fiction d’usage, fiction des lieux, fiction des rôles.
Trois enseignants de l’ESAAA sont cinéastes au sein du département Design & Espace : Jean-Marc Chapoulie, Naïm Aït-Sidhoum, Demis Herenger.

Figures sur paysages #2, 2015, Léo Baudy, 12’09

Des prises de positions
des prises de sons
une actrice,
un donneur d’ordres,
un paysages et des bandes
noires,
des gestes, un langage,
un autre langage, de
l’eau,
un extincteur,
une paire de ciseaux, un décor
mis à mal, du cinéma,
un scénario/manuel d’utilisation,
une mise au vert.

Mémoire d’Afrique, 2015, d’Emma Tholot, 5’32

Lors de mon voyage touristique en Tanzanie et à Zanzibar, j’ai regardé ce qu’on me donnait à voir et je me suis intéressée à ce qu’on cherche à occulter.

Lucy scene 1, 2015 , de Fred Vivet, 7’29

Une jeune fille d’une vingtaine d’années se prépare dans sa salle de bain.

ARdECHE, 2015, de Claudia Struve, 3’24

Un paysage, deux hommes, des châtaignes et un son de cloche… Le temps semble s’être arrêté.