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École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Nancy, France

EXPOSITIONS, du 17 mars au 01 avril

Galerie Dolet / Crous, 25 rue Etienne Dolet, Clermont-Ferrand

Du lundi au vendredi de 8h à 16h

L’école

Fondée en 1708 par les ducs de Lorraine, l’ENSAD Nancy est la seule parmi les sept écoles nationales installées en région à développer la plus large offre de formation d’études diplômantes (Bac +5) et orientées vers les métiers : art, communication et design.  Sa démarche de service public est ouverte et singulière, ménageant l’équilibre entre recherche et professionnalisation. Elle est une des trois composantes de l’alliance ARTEM, une expérience de transversalité pédagogique unique.

Lieu de formation et acteur culturel, l’ENSAD s’inscrit à la fois sur le territoire de la région Alsace, Champagne Ardenne, Lorraine et à l’international. Elle développe deux post-masters : l’Ecole offshore, programme de recherche Création et mondialisation, basée à Shanghai et l’atelier national de recherche typographique.

www.ensa-nancy.fr

L’atelier

En s’appuyant sur les courants fondateurs, du cinéma expérimental à l’art vidéo jusqu’aux recherches plastiques à travers les nouveaux médias, pratiquer aujourd’hui la vidéo (comme outil technique de production) en tant que étudiant en école d’art  s’inscrit dans une démarche de recherche et d’élaboration de son langage propre de « l’image mouvement ».
Lieu de découverte et de pratique plastique des différentes techniques proposées (vidéo, animation, nouveaux médias, etc.), l’atelier vidéo de l’ENSAD de Nancy propose un ensemble de moyens de productions professionnels ainsi qu’un accompagnement technique et théorique à la pratique de l’outil et de ses potentialités plastiques dans le champ de l’art contemporain, quelque soit l’option choisie par l’étudiant (art, communication, design).
Dépassant les codes et les genres tout en prenant connaissance de leurs histoires, s’appropriant les outils via un apprentissage rigoureux, aiguisant leur regard et leur discours à la rencontre de ceux des autres : les étudiants sont amenés à expérimenter, à pratiquer et à produire avec les nombreux outils et techniques mis à leur disposition.

Furbuzz, ?, d’Allan Goetz, 3’03

“Furbzzz” est la troisième vidéo d’une série qui traite des interactions de la main avec un sujet dans un cadre spécifique qui détermine les relations entre le sujet et la main. On assiste alors aux modifications physiques et comportementales d’un jouet par la pratique du “circuit-bending”.
Une pièce sonore composée à partir des sons de ce jouet électronique rend hommage aux films de genre des années 1980 et aux sons synthétiques.

Zekher, 2015, de Clément Brugger, 4’25

Zekher est un film réalisé en image par image avec comme matière première des images d’archives d’Hiroshima provenant de sources diverses. Ce film traite de la matière, la trace, sur le territoire. L’empreinte est signe de survivance. En hébreu, Zekher se traduit par graver et souvenir. Je m’interroge ici sur la matière des images d’archives et leurs capacités à construire la mémoire.

Angle mort, 2015, de Clément Verrier, 3’25

Durant le mois de Janvier a été filmé à son insu un groupe de marginaux : micros-évenements, gestes et postures se dévoilent dans cette vidéo.
Tout l’enjeu de cette pièce réside dans le fait de révéler la substance d’un groupe de personnes qui d’un point de vue social, serait peu actif.
Il semblerait acquis qu’il n’y ait rien à tirer de cet état statique, pourtant c’est bel et bien cette situation, à priori amorphe, qui donne toute sa force au détail, à la micro-action anodine.

Mosh pit – 1 , 2015, de Cyril Faucher, 2’26

Un jeune homme fan de musique metal danse un Mosh Pit devant la caméra.
Un texte de Howard Philip Lovecraft tiré de l’horreur de Dunwitch, 1928.
Lovecraft écrit cette nouvelle alors qu’il vit à New York ou il voit des « nègres » qui réussissent mieux que lui qui est dans une situation financière particulièrement difficile. Son racisme s’accroit au même rythme que son génie littéraire. La description qu’il fait de l’entité en train de mourir, qui est utilisée dans la vidéo, est en fait inspirée des noirs qui dansent dans les clubs New Yorkais de cette époque. Lovecraft transpose son racisme en prose fantastique.
Par analogie, le mosh pit est une danse qui pour le néophyte est aussi informe que la créature décrite par Lovecraft, ses tentacules reprennent les mouvements des jambes et les gesticulations aléatoires des bras du danseurs qui sait, en réalité, parfaitement ce qu’il fait. Son dessein n’est connu que de lui et des autres danseurs, au même titre que le dessein des créatures fantastiques de Lovecraft n’est connu que d’elles-mêmes et de leurs serviteurs.