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Requiem dance

REQUIEM DANCE
Ko Nakajima

Vendredi 18 mars – 20h30 – Maison de la Culture, salle Boris Vian, Clermont-Ferrand

 

Deux générations de vidéastes Japonais, le très respecté Ko Nakajima et les jeunes artistes du collectif Art Vein Tokyo conjuguent leurs talents pour explorer l’impact de la communication de masse et de la globalisation sur nos vies contemporaines : la quintessence de la philosophie Taoïste et de l’environnement naturel alliés à des technologies vidéos obsolètes et dernier cri pour incarner les dérives de notre époque.

Ko Nakajima est né à Kumamoto en 1941. Dans les années 1960, Nakajima étudie le cinéma et produit des animations expérimentales. En 1970, il achète une caméra vidéo et fonde le groupe Video Earth. Nakajima utilise son point de vue unique sur la vidéo comme un média personnel, vital et spirituel dans ses spectacles, ses documentaires et ses installations. Récemment, Nakajima a présenté des installations monumentales en Nouvelle-Zélande et en France, a produit des performances en collaboration avec des danseurs de Butô, il a développé son Aniputer (1982), en collaboration avec JVC ltd., comme un ordinateur personnel qu’il conçoit pour produire des dessins.

Ko Nakajima est déjà venu à trois reprises à VIDÉOFORMES à Clermont-Ferrand en 1992, 1993 et 2006.

Site web de l’artiste : http://www.age.cc/~ko-ko-ko/blog/

REQUIEM DANCE

Performance avec la participation de Marion Arnoux (danse), Véronique Giraud, membre du duo VoCello (violoncelle) et Jean-Philippe Mangeon (lecture performée)

« Voici la fin de l’ère du tube cathodique. Le tube cathodique et les cassettes vidéo se meurent. C’était mon amour le tube cathodique, c’était ma vie. Au revoir cassettes vidéo, au revoir tube cathodique. »

Projection après la performance

Mount Fuji (1984, 7’)

Collection : Centre Georges Pompidou, Paris (France)

Mon Fuji date de 1984, époque où Ko Nakajima a déjà bien affirmé son style, manipulant les images, et son univers, très marqué par un rapport aux éléments naturels et traversé par la philosophie orientale. Cette bande est emblématique des recherches qu’il mène grâce à l’invention de « l’aniputer »[1], machine permettant facilement de distordre, superposer, incruster les images. Au rythme d’une musique répétitive, différentes images du Mont Fuji composent des structures géométriques, du cadre perspectiviste au rubik’s cube, traversées par des photographies qui se détachent régulièrement et dérivent face au spectateur. Le Mont Fuji est un lieu hautement mythique dans la culture japonaise, symbole religieux et national. Il est au centre de nombreuses œuvres, inscrivant l’homme dans un rapport au temps long d’une montagne, et à son ambiguïté fondamentale, puisque l’impression de stabilité et de pérennité est habitée par l’idée d’une possible éruption volcanique. Mathilde Roman

My Life (1976-2014/ 28’)

(version longue remasterisée HD, version originale 1976-1992, 27 minutes)
La version originale évoque la mort de la mère de Nakajima et la naissance de sa fille simultanément sur deux écrans. Dans cette version plus récente, il a ajouté les images de la naissance de ses petits-enfants et de l’hospitalisation de son fils.